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Publié le 25 février 2026

🦷 Ce médicament japonais : révolution ou simple espoir ?

Depuis quelques mois, une annonce venue du Japon agite autant la sphère scientifique que le monde dentaire : un traitement capable de faire régénérer des dents naturelles serait en cours d’essais cliniques chez l’humain. Une perspective qui pourrait, à terme, transformer en profondeur notre approche des restaurations prothétiques et implantaires.

🔬 Une découverte basée sur un mécanisme biologique naturel

Les travaux menés par l’équipe du professeur Katsu Takahashi reposent sur une idée clé :
l’être humain posséderait le potentiel de développer une troisième dentition, normalement inhibée par une protéine appelée USAG-1.

 

Cette protéine agit comme un frein au développement de nouveaux germes dentaires.
Le médicament expérimental utilise un anticorps neutralisant pour bloquer cette action.

 

D’après les résultats observés en phase préclinique, il y aurait la formation spontanée d’une nouvelle dent.

🧪 Des résultats déjà obtenus chez l’animal

Les tests ont montré une régénération dentaire complète chez :

-la souris

-le furet (dont la denture est proche de celle de l’humain)

-le chien

avec la formation de dents fonctionnelles, éruptées et intégrées à l’os.

 

Ces résultats ont permis le lancement d’un essai clinique au Japon en 2024, première étape indispensable pour évaluer la sécurité du traitement chez l’humain. Cet essai a eu lieu sur 30 hommes adultes âgés de 30 à 64 ans.

👨‍⚕️ Les premières indications visées

Dans un premier temps, l’objectif n’est pas de remplacer les implants chez les patients édentés.

 

Les premières indications concernent : 🧒 les patients atteints d’agénésies dentaires congénitales (cas où plusieurs dents ne se développent jamais).

 

Pourquoi ?

Parce que ce sont les situations où des bourgeons dentaires dormants sont le plus susceptibles d’être présents et activables.

⏳ Un calendrier encore long

Si les essais cliniques confirment :

-l’innocuité

-l’efficacité

-le contrĂ´le de la formation dentaire

 

une mise sur le marché est envisagée autour de 2030.

 

Nous restons donc dans un temps de recherche médicale, avec toutes les étapes réglementaires que cela implique.

⚠️ Les limites actuelles

Malgré l’enthousiasme médiatique, plusieurs verrous scientifiques persistent :

-absence de contrôle précis de la morphologie de la dent obtenue

-nécessité de maîtriser son positionnement sur l’arcade

-incertitudes sur l’efficacité chez l’adulte édenté

-lien avec des voies biologiques impliquées dans la croissance (enjeux de sécurité)

 

Autrement dit : la régénération est possible, mais pas encore programmable cliniquement.

🦷 Quel impact pour la dentisterie restauratrice et implantaire ?

Si cette thérapie devient un jour une réalité clinique, elle ne signera pas la disparition de la prothèse dentaire mais une évolution majeure de ses indications.

 

On pourrait assister Ă  :

-une dentisterie plus biologique et régénérative

-une diminution des traitements implantaires dans certaines indications

-de nouvelles approches hybrides entre régénération et restauration prothétique

 

Le rĂ´le du laboratoire resterait central, notamment pour :

-la gestion de l’occlusion

-l’esthétique

-les restaurations complémentaires

-les solutions transitoires pendant les phases de régénération

Conclusion

Le médicament japonais marque une avancée scientifique majeure : pour la première fois, la régénération d’une dent naturelle chez l’humain n’est plus de la science-fiction.

 

Nous ne sommes pas encore dans une application clinique quotidienne, mais dans une phase de validation essentielle.

 

Une chose est certaine : ce projet ouvre la voie à une nouvelle ère pour la dentisterie, plus régénérative que substitutive.

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